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mercredi 15 juin 2016

Une Europe à nouveau divisée...

Après la "Guerre froide"... la "Paix chaude" !


Lorsque l'URSS s'effondre à la fin des années 80, le monde pense se débarrasser de cette épée de Damoclès qui pendant 30 ans a menacé la stabilité de l'Europe et perturbé les relations internationales... Le secrétaire d’état américain James Baker avait même promis au Président Gorbatchev que "l'OTAN ne s'étendrait pas vers l'Est" en cas de réunification allemande. Non seulement les bases militaires sous commandement étasunien sont présentes sur l'ensemble du territoire allemand mais sont même parvenues jusqu'aux pays baltes et aux frontière de la Fédération de Russie. (1999, Pologne, Tchéquoslovaquie, Hongrie. 2004, Estonie, Lituanie, Bulgarie, Roumanie, Slovaqie, 2016 Montenegro. Sans compter les pays "alliés non intégrés" comme la Moldavie, la Géorgie et l'Ukraine...)

Récemment, les révolutions colorées organisées dans les anciennes Républiques socialistes européennes de l'URSS, sont l'illustration d'une politique d'ingérence étasunienne, qui n'hésite pas a mener des stratégies de préemption violente qui lorsqu'elles rencontrent une résistance légitime de la part des peuples débouchent même sur des guerres ouvertes en Serbie, Géorgie et Ukraine.

Ce dernier pays, l'Ukraine est au coeur des nouvelles tensions Est-Ouest de l'Europe de ce début de XXIème siècle. Après que la première Révolution colorée fomentée par WAshington ait échoué en 2004, un deuxième coup de force plus radical a été organisé pendant l'hiver 2013-2014, mais a échoué a prendre la Crimée et le Donbass dont les populations se soulevant contre le nouveau pouvoir e Kiev ont fait sécession. Depuis plus de 2 ans cette région est devenue une poudrière entre la Crimée qui a vu sa demande de retour en Russie accordée par Moscou et le Donbass séparatiste qui est plongé dans une guerre qui a déjà fait plus de 10 000 morts des dizaines de milliers de blessés et plus d'1 million de réfugiés. (voir blog "Soutien à la rébellion du Donbass")

Willy Wimmer, est un homme politique allemand qui énonce cette politique belliciste et sécante menée en Europe par les USA via l'UE et l'OTAN. Voici ici un deuxième entretien de cet analyste des relations internationales européennes. (un premier entretien sur ce blog publié ici)

Il y a eu tout d’abord le bombardement de l’allié serbe en 1999 et l’adhésion à l’OTAN des Polonais, des Tchèques et des Hongrois la même année. Puis la création d’une force de réaction rapide à Prague en 2002 suivie en 2004 d’une vague d’extension de l’OTAN à 7 états supplémentaires: l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie, amenant ainsi l’Otan aux frontières russes.


Erwan Castel

Source le lien ici : Sans à priori

«L’OTAN dominée par les Américains 
construit un nouveau mur à travers l’Europe»

«Ce que l’Ouest a fait de la vision de la ‹maison commune européenne› est absolument insupportable. Les ‹démonstrations de force› et ‹autres jeux de muscles› copiés de l’ancienne guerre froide sont des stupidités politico-militaires. Si ce sont eux qui doivent décider de notre avenir, on peut se faire du souci. La ‹Charte de Paris› de novembre 1990 est notre unique chance de maintenir la paix et de ne pas finir dans l’étiolement d’un camp pour ‹Hedge-Fonds›.»

Willy Wimmer
«L’Allemagne n’envoie pas les signaux qu’elle serait pourtant à même d’émettre»

Interview de Willy Wimmer pour le site "Horizons et débats"

Juin 2016

Willy Wimmer est né en 1943. De 1976 à 2009, il a été député, directement élu de la CDU au Bundestag allemand. De 1988 à 1992, il a été secrétaire d’Etat parlementaire au ministère de la Défense, de 1995 à 2000 vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE


Horizons et débats: Votre nouveau livre «Die Akte Moskau» [Le dossier Moscou] paraît en juin. Quel est le contenu de ce livre, et pourquoi l’avez-vous écrit?

Willy Wimmer: Le livre couvre toute une génération, sur la base d’une période de 25 ans. C’est un cycle suffisamment étendu pour qu’il permette de porter un jugement sur le développement politique. Cela est nécessaire, car on touche là à des questions qui pourraient être d’une importance décisive pour un pays particulier, ou même pour tout d’un continent.

Depuis quelques années, dans le contexte d’une propagande américaine soutenue et de la diabolisation progressive de la Fédération de Russie et de son président, on garde l’impression justifiée qu’à l’égard de la Russie, l’ébranlement de la machine à propagande devrait inévitablement mener à la guerre ou à la «capitulation sans condition» de ce pays.

Pour un regard objectif, les mécanismes à l’œuvre vont dans le sens de l’action menée contre l’Allemagne impériale par l’ancien chef du Stratfor, George Friedman, afin d’atteindre, par la Première Guerre mondiale, des objectifs stratégiques contre un pouvoir en pleine ascension financière et sociale en Europe centrale.


Le Traité de Versailles a été la réponse à l’attente allemande, les 14 points du président américain Wilson en étaient les critères de référence, et le monde souffre encore de nos jours des conséquences du processus qui a été enclenché à cette époque.


L’image de Moscou répandue dans le monde par la propagande occidentale ne correspond pas à la réalité

La question est, cependant: pourquoi la guerre, ou pourquoi encore la guerre, si à Moscou les politiciens raisonnables voient les choses sous l’aspect de l’échange pacifique et des relations de bon voisinage ?

Depuis quelques années, l’image de Moscou dans le monde, selon la propagande anglo-saxonne, ne correspond pas du tout à la réalité sur place. Tout le monde peut s’en rendre compte, en en faisant soi-même la démarche. Même sur le sujet de la crise ukrainienne, tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est l’arrogance occidentale qui a déclenché l’avalanche et c’est l’Ukraine qui est tombée dans le piège de cette arrogance.

Dans mon livre, j’insiste sur des aspects qui sont importants pour l’évaluation de ces actes mêmes. Il y a cependant à la base de tout cela un historique, lequel m’a permis de bâtir mon propre jugement, puisé justement dans le contact direct avec les deux grandes puissances: les États-Unis et la Russie, qui était alors encore l’Union soviétique.

L’expérience que j’ai pu acquérir dans les responsabilités qui étaient les miennes – lors de l’intégration des forces armées dans l’Allemagne réunifiée, et les relations avec les forces armées soviétiques en Allemagne au cours de ces années – le démontre très clairement: avec la Russie, même dans les moments les plus difficiles, on peut trouver une issue favorable aux problèmes. Nous avons les juristes et avec eux, la parole d’honneur de personnalités haut-placées, et c’est très bien ainsi. Alors pourquoi devrions-nous nous «sauter de nouveau à la gorge», comme nous y incite Mme Nuland depuis les Etats-Unis pour des motifs qui lui sont propres.

Nuland avec le Ministre géorgien de la Défense - 6 décembre 2013
Pour mon livre, à une époque au cours de laquelle on se remet à rénover les abris antiatomiques, il y une raison très actuelle. Le très célèbre – en Allemagne et au-delà – «Musée de l’histoire de la République fédérale d’Allemagne» de Bonn, avec filiales à Berlin et Leipzig, présentera au public une grande exposition sur l’«Armée de l’unification» inaugurée le 5 juillet 2016. J’ai participé très étroitement aux travaux préparatoires de cette exposition en raison des fonctions politiques et administratives que j’ai occupées à cette époque au sein de l’équipe dirigeante du ministère de la Défense de Bonn, et en raison également du concept – élaboré à la fois par mon collègue de l’RDA Bertram Wieczorek et par moi-même, concernant l’intégration des forces armées en Allemagne – qui est devenu le critère de base de l’action de gouvernance mutuelle.

Blindés de l’OTAN dans les environs de Saint-Pétersbourg

La nouvelle guerre froide contre la Russie se fait sentir un peu plus de jour en jour. Parfois, cela tourne autour de la politique,parfois autour du sport,il arrive même qu’on détourne les buts d’une compétition musicale européenne.Depuis plus de 2 ans, depuis le coup d’État soutenu par l’Ouest à Kiev et la réaction russe qui s’en est suivie – par exemple avec le soutien du référendum dans la péninsule de la Crimée – rien de ce que fait la Russie n’échappe à la critique chez nous à l’Ouest. Quel peut bien en être l’objectif ?

Tout ce raffut de notre côté détermine notre vie depuis des années, depuis l’arrivée d’Hillary Clinton. C’est comme si l’on disait: ce qu’on fait en Occident est légitime, juste parce que c’est l’Occident qui le fait. Cela rappelle les temps les plus sombres, et nous autres Allemands, nous nous trouvons, représentés par notre gouvernement, à nouveau, très prochainement d’ailleurs, au Sommet de l’OTAN à Varsovie. Il y a une forte opposition à la Russie du côté américain au sein de l’OTAN.

Bien qu’il n’y ait encore aucune trace de guerre, on cherche quand même à éloigner au moins les Européens des Russes, avec l’aide de la Pologne et des pays Baltes. L’OTAN dominée par les Américains construit un nouveau mur à travers l’Europe. Le symbole pervers de notre politique, ce sont les blindés de l’OTAN dans les environs de Saint-Pétersbourg. Si les images parlent, l’Occident indique en toute brutalité ce qu’il réserve à son voisin russe.


Le peuple allemand ne participe pas à cette politique belliciste

On a l’impression que les voix qui en Allemagne critiquent la nouvelle guerre froide et souhaitent des relations normales avec la Russie sont plus feutrées. Est-ce votre impression aussi? Nous serions-nous déjà trop habitués à la «nouvelle situation» ?

Helmut Schmidt nous manque. Il nous manque tellement. On entend encore de temps en temps Helmut Kohl. Ces deux là ont eu la force de s’adresser au pays en des temps difficiles, et l’immense majorité des Allemands a fait confiance à ces deux hommes d’État, et là, on peut aussi lui faire confiance.

Les deux grandes églises chrétiennes ont été complètement éliminées de la question, sinon on ne laisserait pas si facilement passer les discours du Président fédéral, ni les agissements de la Chancelière fédérale concernant les questions de paix européenne. Mais le peuple allemand ne participe pas à cette politique belliciste, et le gouvernement le sait. C’est là la cause sous-jacente de la position allemande sur Minsk II. Le gouvernement agit sur le fil d’une lame de rasoir, et pas seulement concernant ce sujet.
  • Beaucoup de gens craignent que la guerre froide ne passe du froid au chaud.
  • Existe-t-il des indices en faveur de ces craintes?
  • Peut-on imaginer que l’Ouest s’arme en vue d’une guerre contre la Russie et sa puissance nucléaire?
  • Les manœuvres actuelles en Estonie («Springstorm»), en Pologne («Brilliant Jump») et celles à nouveau programmées en Pologne pour le mois de juin («Anaconda») ainsi que nombre d’autres exercices et préparatifs militaires prévus cette année en Europe centrale et Europe de l’Est pourraient-ils déboucher sur une telle guerre ?

Ce sont là des avertissements brutaux pour une nation orgueilleuse, qu’on peut recommencer différemment – et cette fois en combinant les partisans et les adversaires de la guerre mondiale.

Si les gens à Moscou entendent brailler des généraux allemands lors de ces manœuvres, ils n’ont qu’à fouiller dans leur bac à disques. Ce que l’Ouest a fait de la vision de la «maison commune européenne» est absolument insupportable.

Les «démonstrations de force» et «autres jeux de muscles» copiés de l’ancienne guerre froide sont des stupidités politico-militaires. Si ce sont eux qui doivent décider de notre avenir, on peut se faire du souci.

La «Charte de Paris» (cf lien 1)de novembre 1990 est notre unique chance de maintenir la paix et de ne pas finir dans l’étiolement d’un camp pour «Hedge-Fonds». 
Dans tous les domaines, l’Allemagne se défait peu à peu des fonctions centrales de l’État.

Photo de groupe au sommet de Paris, Palais de L’Elysée, le 19 Novembre 1990

En février de l’année dernière encore, l’analyste de stratégie George Friedman a traité l’Allemagne de «douteuse girouette» au sein du front contre la Russie. Et Minsk II, auquel la Chancelière allemande a pris part, n’allait certes pas non plus dans le sens des intérêts américains. Est-ce toujours valable à présent ? Ou bien les troupes que le gouvernement allemand veut envoyer en Lituanie sont-elles le signe d’une tendance militariste allemande correspondant entièrement aux désirs  des Américains ? Le général allemand Egon Ramms s’est dernièrement signalé par une formulation totalement martiale. Et il n’est pas le seul Allemand à tenir de tels discours.

L’axe central autour duquel tout s’ordonne est la fameuse question fédérale [«Bündnis-Frage»]. C’est ainsi que la réserve parlementaire est tombée de facto, et à présent on trouve la Bundeswehr avec un général allemand nommé chef de l’état-major américain des troupes américaines en Allemagne, relevant pratiquement de la responsabilité du président des États-Unis.

L’Allemagne se débarrasse peu à peu des fonctions centrales de l’État dans tous les domaines, et donc aussi en ce qui concerne les questions militaires. On en est à espérer que tout ne tourne pas trop mal, mais ce n’est qu’un espoir.


Vous êtes personnellement très apprécié non seulement en Allemagne dans le camp des partisans de la paix, mais aussi du côté russe. Un signal fort en est que le président Poutine, il y a quelques semaines, s’est personnellement chargé de la traduction de votre déclaration à Saint-Pétersbourg. Ce signal, justement, qu’en pensez-vous ?

L’événement de Saint-Pétersbourg, c’est-à-dire la traduction en russe de mes remarques, par le président russe lui-même, a retenu l’attention mondiale et n’était absolument pas prévu. Suite à la question posée par un journaliste russe au président Poutine, se référant à une allocution que j’avais prononcée la veille, il était important pour moi de n’admettre aucune interprétation erronée de mes réflexions du jour précédent. J’ai donc pris la parole, et à ma grande surprise ce n’était pas mon brillant interprète de conférence qui a traduit, mais le président lui-même s’en est chargé. Auparavant, il avait discuté plus de deux heures et demie avec les 500 journalistes présents.

J’ai pu participer pendant trois jours à cette conférence de presse et les journalistes très engagés m’ont donné une image absolument sans fard de la Russie. Les membres de gouvernement présents à la conférence ont été confrontés à des questions critiques, d’une manière que je n’avais encore jamais expérimentée. Pourquoi devrais-je alors me comporter de façon haineuse envers ces gens et ce pays? Parce que l’on en a décidé ainsi à Washington ou ailleurs? Les Allemands doivent se faire leur opinion sur la question, s’ils veulent apprendre de l’histoire.




«Le fonctionnement démocratique de la nation est et demeure la clé»

L’expérience de l’histoire démontre que lorsque les tambours de guerre menacent, ce sont aussi la liberté, la démocratie et l’État de droit à l’intérieur du pays qui pâtissent. Qu’en est-il aujourd’hui ? Comment va l’Allemagne ?

Les troubles actuels montrent avant tout une chose positive, malgré tout ce qu’il y a de déplorable. J’ai pu m’en rendre compte à Saint-Pétersbourg et je le vois en Ecosse. Les gens font confiance aux habitudes démocratiques. A Saint-Pétersbourg, le président Poutine et les membres de son gouvernement ont pris tout à fait au sérieux les journalistes russes, locaux et régionaux, comme je voudrais bien pouvoir en faire l’expérience ici. Le Parti national écossais a gagné les élections, mais pas seulement: il a été vainqueur parce qu’il a pris les gens au sérieux. A Saint-Pétersbourg, et auparavant à Moscou en novembre, j’ai fait l’expérience d’une démocratie de base selon le modèle suisse. Le fonctionnement démocratique de la nation est et demeure la clé, ce sont les signaux forts qu’envoient Edimbourg et Saint-Pétersbourg vers un monde de plus en plus embrouillé et égaré. L’Allemagne n’envoie pas les signaux qu’elle serait pourtant à même d’émettre.


A ce propos, que pensez-vous du résultat des élections présidentielles en Autriche ?

A présent, tout le monde se plaint à l’unisson du glissement très marqué vers la droite en Autriche et dans l’Union européenne. Tout cela cache cependant une question centrale: 

  • Qu’est-ce qui a réellement poussé les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates en Autriche, et pas seulement là, à s’éloigner à mille lieues des citoyens et des électeurs jusqu’à ce que ceux-ci leur fassent défaut en si grand nombre qu’on ne puise même plus les évaluer ?
  • Qu’est-ce qui autorise les partis politiques établis à compenser leur propre insuffisance par des calomnies politiques dirigées vers les nouveaux venus ?


Cela semble être le dernier moyen d’action encore à la disposition des partis perdants. Les citoyens qui se plaignent des manquements et dénoncent les abus, se font dans le meilleur des cas traiter de «racailles», et dans le pire des cas, de «nazis». Les défaillances mêmes des partis perdants sont alors légitimées par des «campagnes contre la droite» contre ceux qui ne revendiquent que de voir régner l’ordre et d’être pris au sérieux en tant que citoyens.

On devrait considérer le sort des libéraux allemands qui, en tant que représentants du turbo-capitalisme anglo-saxon, ont été sanctionnés par leurs électeurs qui les ont expulsés du Bundestag. Cela peut aussi concerner les anciens partis populaires, s’ils n’en tirent aucune conclusion en conséquence – et indépendamment du résultat des élections – de Vienne. Pourtant, le parti national écossais en a fait la démonstration. Il va vers les gens sans dissimulation, les prend au sérieux, les écoute, avant que les toujours plus douteuses organisations non-gouvernementales n’y sévissent, et il a du succès. Les gens veulent un état démocratique, celui qui a été démoli par les anciens partis et a été tenu en discrédit.

Hofburg, le siège de la présidence de la République autrichienne.

Le «modèle autrichien» peut également se reproduire dans d’autres pays européens

Et quelles conséquences pour l’avenir ?

Il faut à présent consacrer en Autriche un nouveau président fédéral, et l’équité serait au moins de lui accorder les fameux cent jours de l’état de grâce. Si ce qu’il a déclaré sur la nécessaire réconciliation intérieure en Autriche est sérieux, il a suffisamment à faire rien qu’avec cela.

De l’extérieur, il est fortement conseillé à tout observateur politique d’examiner avec acuité la «lutte des cultures» et les impacts particuliers qu’elle a sur l’environnement du parti. Le «modèle autrichien» peut également se reproduire dans d’autres pays européens.

Toutes les informations accessibles à l’étranger mettent en évidence le fait qu’en Autriche, au premier tour, les anciens partis de la majorité, perdants, se sont rassemblés derrière le nouveau président fédéral afin de l’investir dans ses fonctions. La grande question restée en suspens, cependant, sera seulement de clarifier si à partir de là, l’ancien «bazar politique» va devoir se maintenir en subissant des aménagements ou si on va risquer un nouveau départ de zéro, en coalition autour du nouveau chancelier fédéral.

Il est évident que la vieille garde des partis politiques rassemblée derrière le nouveau président fédéral ne présente aucune homogénéité et qu’en l’occurrence, ces partis veulent seulement en donner l’impression.

Après ce tour de force exceptionnel,ils exigeront le rétablissement de leurs droits et avantages à l’égal des groupes politiques indépendants, ce qui se traduira alors par une séparation radicale d’avec les formations politiques se trouvant derrière le président fédéral van der Bellen. Cette union n’a pas supprimé les différences entre les partis en présence. Celles-ci ne feront que se renforcer.

Des affiches de Norbert Hofer (à gauche), candidat du FPÖ, et d'Alexander Van der Bellen, candidat des Verts (à droite), le 23 mai à Vienne.
Et c’est encore plus vrai quand on considère le camp d’Hofer. Ici, c’est le FPÖ qui est la formation politique montante, celle qui a de loin aspiré comme par magie le plus grand nombre d’électeurs venant des autres partis – quoique pas encore en nombre suffisant – sans toutefois absorber ces partis en tant que tels dans cette formation. A l’inverse de ce qui se passe dans le camp de van der Bellen, les égoïsmes personnels ne prendront pas le dessus et ne domineront pas les forces centrifuges. Avec ce résultat à l’élection présidentielle, le FPÖ se trouve en position victorieuse à la Hofburg tandis que les partisans du président fédéral nouvellement élu vont de nouveau viser leurs niches politiques respectives. Il est à prévoir qu’avec ces résultats électoraux, toutes – ou au moins la plupart – des grandes formations politiques autrichiennes soupèseront leurs chances dans la perspective d’une future alliance avec le FPÖ. Aujourd’hui, le nom du vainqueur c’est le Professeur van der Bellen, mais le gagnant, lui, s’appelle Strache.


«A Bruxelles, on chante la messe lentement»

Qu’est ce que cela signifie pour Bruxelles, l’UE et l’OTAN ?

L’Écosse, la France, la Pologne et tant d’autres montrent bien que même sans les pitoyables combines britanniques, à Bruxelles, «on chante la messe lentement».

Pendant que les «mandarins» européens, Juncker et Schulz, prônent l’obligation des nations européennes en faveur d’un empire bruxellois téléguidé de l’étranger, les citoyens déterminent la valeur de leur propre pays par leur responsabilité en tant que citoyen et leur propre valeur réaffirmée.

Les «valeurs européennes» ont, elles aussi, subi entretemps une dévaluation, tout comme l’a fait l’OTAN en tant que «communauté de valeurs transatlantiques».

Pourtant Jean-Claude Juncker, l’ancien ministre-président du Luxembourg, est parfaitement au courant de la façon dont en matière de législation fiscale, on a en Europe octroyé une véritable «licence de pillage» totalement en faveur des grands consortiums américains, et que tout ce système est maintenu par l’OTAN. Et vous voulez qu’aujourd’hui, on continue à voir l’OTAN comme une «communauté pour la paix ?

Au cours de l’histoire moderne, on n’a encore jamais vu une alliance défensive, ce qu’a autrefois été l’OTAN, se réorienter ainsi sans vergogne en position de formation d’attaque globale envers les peuples et les Parlements.

Monsieur Wimmer, merci pour cette interview.    •

(Interview réalisé par Karl Müller)


QUE SE PASSE-T-IL EN UKRAINE ORIENTALE ?

hd. Fin juillet 2016, un réexamen des sanctions de l’UE envers la Russie est à l’ordre du jour. En fait, personne sur le continent n’aime cette mesure causant de graves dommages à la Russie mais aussi aux États situés dans l’UE même. Celle-ci a maintes fois souligné que la levée des sanctions contre la Russie dépend de la mise en vigueur complète de l’«Accord de Minsk II». En effet, l’UE émet des doutes quant à la réelle contribution de la Russie à cet accord. Mais, en réalité, le gouvernement de l’Ukraine a davantage de propres conditions à remplir.

A l’heure actuelle, le ministre allemand des Affaires étrangères Steinmeier a proposé d’éliminer successivement les sanctions contre la Russie, si d’autres progrès deviennent perceptibles dans le processus de Minsk II. Cela a provoqué de vives protestations du ministre des Affaires étrangères ukrainien Pavlo Klimkine. Selon la «Frankfurer Allgemeine Zeitung» le 2 juin, il aurait caractérisé «d’improductive» l’idée «de diminuer successivement les sanctions».

En outre, Klimkine aurait «démontré que Kiev se tenait à l’Accord de Minsk, mais que la Russie ne faisait rien pour sa réalisation. Ces derniers jours, il y a eu mainte fois des violations du cessez-le-feu. 17 soldats de l’armée ukrainienne ont été tués; 20 autres seraient blessés. Il y aurait de forts tirs avec des armes lourdes que la Russie aurait depuis longtemps dû retirer selon l’Accord de Minsk.»

Suite à cela, il est intéressant de lire, ce que déclare le côté russe. Leur représentant permanent auprès de l’OSCE Alexandre Loukachevitch a tenu un discours le 26 mai à Vienne à la réunion du Conseil permanent de l’OSCE sur la situation en Ukraine et la nécessité de remplir les Accord de Minsk.*

Dans cette allocution, il déclare par exemple: «Ces derniers temps nous avons constaté de nombreux prétextes sous lesquels Kiev a saboté le progrès dans la mise en œuvre des points politiques des Accords.

  • Premièrement, c’est l’exacerbation de la tension le long de la ligne de contact. La progression systématique des positions avancées en occupant le territoire démilitarisé est une action flagrante et préméditée visant à accroître la tension.»
  • Ou: «Nous constatons également un accroissement successif des armements dans la zone de sécurité et le déroulement d’exercices selon un scénario d’assaut.»
  • Ou: «Pratiquement tous les jours, on constate dans la ‹zone de sécurité› du matériel ukrainien en violation des Accords de Minsk.»


On pourrait sans doute prolonger cette série de citations.

Chez nous en Occident les médias de courant dominant ne rapportent pas de tels discours.
On se demande donc: qui a raison, le ministre ukrainien des Affaires étrangères ou le représentant permanent de la Russie auprès de l’OSCE ?

Mais on peut aussi se demander: qui est intéressé à entretenir ce conflit entre l’UE et la Russie. Ce n’est certes pas dans l’intérêt de la Russie. Et probablement pas non plus dans l’intérêt de l’UE.

*    www.mid.ru/fr/web/guest/maps/ua/-/asset_publisher/ktn0ZLTvbbS3/content/id/2293032



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vendredi 10 juin 2016

Alors, on triche en Autriche ?

L'Autriche au bord d'un scandale électoral historique 


Qu'on aime ou qu'on aime pas le perdant ou la gagnant déclarés de cette élection présidentielle autrichienne du 22 mai dernier, force est de constater que la très courte victoire de Alexander Van der Bellen (50.3% soit 30 863 voix d'avance) sur Norbert Hofer, est aujourd'hui très contestée du fait des nombreuses irrégularités constatées lors du dépouillement des votes.

En effet, alors que les résultats provisoires des bureaux de vote donnaient le FPÖ largement gagnant de ce scrutin, le rapport s'est brusquement inversé avec le dépouillement des 700 000  bulletins par correspondance, et cette inversion inédite dans l'histoire des élections de ce pays...

La fraude semble bien là et même plutôt grossière !

Or, dans 82 bureaux, au moins 573 000 bulletins ont été dépouillés ou comptés avant que les représentants de la commission électorale ne soient sur place pour surveiller le processus. De là à soupçonner que ces irrégularités massives ont couvert une fraude électorale, il n'y a qu'un pas que vient de franchir le FPÖ en déposant un recours auprès de la plus haute juridiction autrichienne, appuyé d'un rapport de 150 pages listant ces irrégularités ainsi que de nombreuses autres...

Il ne s'agit pas ici de soutenir tel ou tel parti mais bien de défendre le principe démocratique souverain que représente le suffrage universel. Si cette règle fondatrice de nos démocraties (déjà malades) est bafouée, autant se déclarer en dictature et refuser aux citoyens la possibilité d'influencer leur avenir...

En dehors de la couleur des partis en lice dans cette élection autrichienne je constate que la défaite litigieuse a été attribuée au parti anti européiste qui s'oppose à la soumission à l'Union Européenne et veut conserver l'Autriche en dehors de l'OTAN...

Voilà une différence politique majeure qui justifie à elle seule la thèse d'une fraude électorale organisée...

La conclusion de cette affaire est désormais entre les mains de la Justice autrichienne qui dispose de quatre semaines pour statuer sur la validité de l’élection. Mais le malaise est désormais installé au sein de la population de ce pays européen aux enjeux importants...

Affaire à suivre...

Ci dessous, 2 articles traitant du sujet émanant de deux sources partisanes et engagées. Alors que la droite nationale française par la voix du journal Media Presse Info anticipe et dénonce, dans une analyse argumentée du scrutin, une fraude confirmée, le New York Times ce média acquis au système mondialiste, quant à lui tourne autour du sujet de la fraude éventuel mais sans jamais l'aborder, et dans un rappel insistant au passé nazi de l'Autriche il réalise une "reductio ad hitlerum" du FPÖ comme pour légitimer dans l'inconscient des lecteurs une fraude éventuelle...

Cette tentative de manipulation mentale par amalgame idéologique simpliste de la part du grand quotidien étasunien, est a considérer comme un quasi-aveu que effectivement une magouille semble  entourer cette élection importante de un pays au centre des intérêts et des objectifs que le Nouvel Ordre Mondial a en Europe (Euro, Tafta, et intégration à l'OTAN...)

Erwan Castel


Source, le lien ici : New York Times

Le parti d’extrême droite en Autriche 
défie les résultats de l'élection présidentielle

VIENNE - Le Parti de la Liberté extrême droite de l'Autriche a déposé une contestation judiciaire mercredi sur les résultats de l' élection présidentielle du pays, en contestant le résultat du 22 mai ruissellement, dans lequel le candidat du parti, Norbert Hofer, a été battu de justesse .

Les fonctionnaires ont déclaré qu'il n'y avait pas de précédent pour un défi à l'issue d'une élection présidentielle dans l'histoire de moderne de l'Autriche, une république fédérale qui a été reconstitué en 1945 sur les cendres de l'Allemagne nazie, qui avait annexé le pays en 1938.

Le défi présenté par le président de la partie à la Cour constitutionnelle, a injecté un élément d'incertitude dans un débat qui a déjà suscité des questions sur la force de l'extrême droite dans un pays avec un temps de guerre passé lourd. M. Hofer a mené le premier tour de scrutin , le 24 avril, dans lequel deux principaux partis du pays ont été remis une défaite humiliante.

La réussite des partis de droite dans un nombre croissant de pays (source du graphique, ICI)

Le déroulement électoral a opposé M. Hofer contre un candidat indépendant et ancien chef de file des Verts, Alexander Van der Bellen .

Les résultats étaient trop proches pour appeler lorsque les sondages fermés à 17 heures le 22 mai; seulement après près de 700.000 bulletins de vote postaux ont récolté a été le résultat annoncé, midafternoon le 23 mai M. Van der Bellen a été déclaré vainqueur, avec 50,35 pour cent des voix et une avance très serré de 30,863 bulletins de vote, selon le ministère de l'Intérieur .

Mercredi, le président du Parti de la liberté, Heinz-Christian Strache, a présenté 150 pages de documents à la Cour constitutionnelle, affirmant "de nombreuses irrégularités et échecs» dans le comptage des voix de ruissellement. Selon l'agence de nouvelles autrichienne APA, M. Strache a présenté trois documents: l'un de lui-même, le second de M. Hofer et le troisième de «électeurs et les citoyens."

M. Strache a dit qu'il y avait eu des irrégularités électorales ou de fraude dans 94 des 117 bureaux de vote régionaux. Dans 82 des stations, il a dit, au moins 573.000 bulletins de vote par la poste ont été triées ou comptées avant que les autorités électorales étaient encore sur place pour surveiller le processus.

"Nous ne sommes pas mauvais perdants, et nous ne contestons pas à cause de différends», a déclaré M. Strache lors d'une conférence de nouvelles. "La méfiance est justifiée. Sans ces défaillances et irrégularités, Norbert Hofer aurait pu être président. "

Le Parti de la Liberté avait déjà revendiqué les irrégularités électorales - y compris dépouillement prématuré des bulletins de vote par la poste et décomptes erronés - mais M. Strache est allé plus loin mercredi, appelant le système de vote par correspondance dans un «échec systémique».

Selon l'APA, le ministère de l'Intérieur a appelé à une enquête sur comptage des voix dans six bureaux de vote.

La Cour constitutionnelle pourrait demander un recomptage ou même une réélection. la loi autrichienne exige que le défi doit être résolu Ce serait de 6 Juillet "dans les quatre semaines suivant la soumission." - deux jours avant l'investiture de M. Van der Bellen.

Le président de l' Autriche est élu pour un mandat de six ans et sert de chef de l' Etat, bien que la position est essentiellement honorifique. Le titulaire du poste, Heinz Fischer , achève son second mandat et n'a pas été autorisé à briguer un troisième.

En 1986, Kurt Waldheim , ancien ministre des Affaires étrangères et le secrétaire général des Nations Unies, a été élu président de l' Autriche, malgré les révélations qu'il avait caché son implication en temps de guerre avec des unités militaires allemandes qui a exécuté des milliers de partisans yougoslaves et civils et déportés des milliers de grecs Juifs vers les camps de la mort entre 1942 et 1944.

Une commission d'historiens n'a trouvé aucune preuve que M. Waldheim était coupable de crimes de guerre, mais a conclu qu'il devait être au courant des atrocités et, en ne faisant rien, leur avait facilité. M. Waldheim n'a pas cherché de réélection en 1992; il est mort en 2007.


Source, le lien ici : Média Presse Info

Autriche : un coup d’État par les urnes

29 mai 2016

Comment le gauchiste Van der Bellen, un prétendu écologiste, un « indépendant » qui vient de sortir des cartons, qui n’a aucune assise populaire, peut-il accéder du jour au lendemain à la fonction suprême ? Les élites bruxelloises aux ordres de Wall Street et de la City ont-elles eu recours à la confiscation du vote d’électeurs qui en ont plein le dos, se rebellent contre l’invasion planifiée, la récession économique, un politiquement correct gestapiste et la tyrannie des règlements bureaucratiques ?

Lors de l’élection la plus serrée et la plus contestée dans l’histoire autrichienne, Alexander Van der Bellen ne l’a emporté sur son adversaire Norbert Hofer qu’avec 31.026 voix d’avance, en dépit des sondages d’opinion qui donnaient Hofer gagnant[1]. Ce monsieur Mondialiste[2] ne doit pas seulement sa victoire aux 600.000 musulmans naturalisés, mais également à des calculs frauduleux et aux votes par correspondance, ceux-là mêmes qui ont tout fait basculer. Deux jours ponctués de flottements, d’annonces, de contre-annonces, d’incohérences, de contradictions. Et ça continue ! Les indices et preuves de manipulations s’amoncellent. Après Waidhofen an der Ybbs, c’est au tour de Linz, troisième plus grande ville de la république alpine, de quatre districts de Carinthie et d’un district de Styrie d’être touchés par les fraudes. Et il y a fort à parier que ces irrégularités ne soient que la partie émergée de l’iceberg.


Le FPÖ va-t-il enfin se décider à défendre ses droits ? [3]

Le 22 mai, dans deux posts sur Facebook, Strache commenta les données trompeuses communiquées par le ministère de l’Intérieur sur Waidhofen/Ybbs[4]. Plus tard, il évoqua de possibles fraudes dans la ventilation des voix à Linz. Dans une ambiance survoltée, des électeurs scandalisés par ces pratiques de république bananière étaient prêts à se lancer sur la Hofburg[5]. Le lendemain, il fit marche arrière, supprima ses posts et exigea d’eux « pondération et modération ».[6] Côté FPÖ, la contestation des résultats fut donc de courte durée.

Dans une conférence de presse du 24 mai[7], Strache et Hofer[8] acceptaient, de façon inexplicable, la sanction des urnes et félicitaient Van der Bellen, le « président de tous les Autrichiens ». Hofer insista sur le fait que « la dépolitisation n’avait pas touché le pays » et enjoignit ses électeurs découragés à respecter les résultats du vote. Il annonça qu’il ne comptait pas exiger un recomptage des voix. Quant à Strache, il souligna qu’après les élections « commence un nouvel âge de la démocratie » et que le FPÖ était « plus fort que jamais ». Des questionnements déferlèrent alors sur la crédibilité des deux ténors du FPÖ, beaucoup se demandèrent s’ils n’étaient pas impliqués dans un accord préalable entre les loges[9].

Le temps presse. Le résultat définitif a été proclamé le 25 mai. À partir de cette date, la loi prévoit un délai d’une semaine pour toute contestation auprès de la Cour constitutionnelle. Visiblement sur la pression de son peuple, Norbert Hofer serait en train de rassembler dans l’urgence les derniers cas suspects et préparerait une action en nullité[10]. Quant à Strache, il vient de récapituler sur Facebook les irrégularités et incohérences apparues ces 22 et 23 mai[11]. Les jours qui viennent nous diront si le FPÖ est bien le parti qu’il prétend être, celui qui défend les intérêts et l’avenir des Autrichiens.

Strache dans le texte[12] :

« Augmentation miraculeuse de 60.000 votes par correspondance ! Le directeur fédéral de scrutin chargé de superviser les élections, Robert Stein (du ministère de l’Intérieur/BMI) est maintenant sous pression ! Outre les 5 districts où le dépouillement s’est déroulé de façon illégale – sans assesseur (le ministère de l’Intérieur a déposé plainte), Waidhofen/Ybbs avec un taux de participation fabuleux de 146%, le double des voix grâce aux votes par correspondance (découvert par la vidéo d’un bloggeur), et beaucoup d’autres indications et incohérences ! 

De surcroît, l’extrapolation douteuse du BMI – après un dépouillement de plus de 65% – donnait 56,5% pour Norbert Hofer, page qui fut supprimée. En règle générale, les ordinateurs ne se trompent pas ! 

Un résultat des votes par correspondance est paru sur le site du BMI le dimanche soir de l’élection, alors qu’ils ne devaient être dépouillés que le lundi à 9 heures, conformément à la loi. Cela a été supprimé un peu plus tard et il fut annoncé qu’une erreur et une panne étaient intervenues ! Généralement, les ordinateurs ne se trompent pas, mais uniquement les personnes qui les utilisent et les contrôlent !

Dans une interview que M. Stein a accordé à ZIB2[13], celui-ci a parlé de 740.000 bulletins de votes par correspondance (un statisticien a donné le chiffre exact de 738.055[14]), lequel a ensuite augmenté considérablement, comme par miracle, pour des raisons inexplicables (d’environ 60.000).  

Un nombre exceptionnellement élevé et douteux de votes par correspondance venant de l’étranger invalidés, et plus encore ! Il y va aujourd’hui de la démocratie et de l’État de droit ! Et de la confiance des citoyens dans cet État de droit et de ses règles démocratiques ! »


Des taux de participation invraisemblables

Alors que les chiffres officiels donnent Bellen gagnant à Linz[15], un autre tableau fait apparaître un taux de participation de 600% grâce aux votes de personnes invalides !

Les commissions volantes et les autorités électorales spéciales ont été regroupées dans une commission électorale spéciale de secteur (Sondersprengel). Cette commission électorale volante, ou autorité électorale spéciale, rend visite, à l’endroit où ils se trouvent et sur leur demande, les électeurs frappés d’invalidité : les malades, les personnes âgées, ou autres[16]. Les maisons de retraite sont bien sûr une cible de choix pour les manipulateurs. Il est très facile d’orienter le vote de malades âgés et de personnes atteintes de démence, de faire une croix à leur place ou d’en ajouter une seconde pour invalider le vote.

Sur le tableau ci-dessous concernant Linz, apparaît, en bas à gauche, cette fameuse Sondersprengel qui fait état de 3.518 électeurs inscrits et de 21.060 voix exprimées[17], dont 14.533 pour le candidat des Verts ! Comme peut-il y avoir une augmentation de près de 600% des voix exprimées rapportées au nombre d’inscrits, c’est ce que n’explique pas le tableau. Ces voix viennent s’ajouter aux autres votes par correspondance.

Les résultats 


Une augmentation de 78% des voix invalidées !

L’on constate également une hausse inhabituelle des voix invalidées (ungültige Stimmen)[18]. Bien qu’au second tour, les bulletins de vote n’aient eu à départager que deux candidats – il y en avait cinq au premier tour –, le nombre des votes invalidés a atteint le taux énorme de 78%[19], progressant de 92.655 au premier tour à 165.212 au second. La différence, soit 72.557, aurait largement suffi à faire gagner Norbert Hofer – il lui a manqué 31.026 voix, celles qui précisément ont permis à son adversaire de le battre. On nous donne comme explication que de nombreux votes par correspondance auraient été envoyés trop tôt !

Autre point clé de l’élection, le nombre de votes par correspondance n’a jamais été aussi élevé dans une élection autrichienne, soit 746.110[20], dont 61,7 % en faveur de Van der Bellen[21]. Dimanche soir, les Verts n’en recueillaient que 144.000, ce qui les maintenait en seconde position. Et soudainement, ils se sont vus propulser en tête. Tout pourcentage en deçà de 60% garantissait à Hofer la Hofburg !

Un écart considérable entre les électeurs qui se sont rendus dans les bureaux de vote et ceux qui ont voté par correspondance[22]

Les voix exprimées dans les bureaux de vote se sont portées à 48% pour Van der Bellen, tandis qu’il remportait 61,7% des voix par correspondance[23]. Un tel écart affectant une partie de tout le corps électoral de presque 17% est difficilement explicable d’un point de vue statistique.

Par ailleurs, dans quatre districts de Carinthie et un district de Styrie, le décompte des votes par correspondance a commencé trop tôt – et donc sans la présence des scrutateurs du FPÖ. Moment déterminant car cette première phase est anonyme. Les enveloppes contenant les bulletins de vote sont extraites de celles renfermant les cartes d’identification des électeurs.

Ces dernières doivent être vérifiées et répondre à tous les critères formels – la procuration doit être signée, l’enveloppe avec la carte d’identification doit être intacte et ne pas avoir été envoyée trop tôt (pas avant le 3 mai pour ce scrutin).


L’ouverture des cartes d’identification : quand le diable se niche dans les détails

Le secrétaire général du FPÖ, Herbert Kickl, avait appelé les scrutateurs à « la plus grande vigilance » lors du dépouillement des votes par correspondance, car c’est « lors de cette procédure que se produisent les irrégularités », ce que confirmait le Kurier dans un article de présentation de ce mode de vote[24].

L’absence de surveillance de cette opération est la porte ouverte aux manipulations. Les enveloppes contenant les bulletins de vote peuvent être facilement échangées par d’autres. Ou bien les bulletins de vote peuvent être carrément subtilisés, invalidant ainsi la voix.

La Commission électorale fédérale, ayant eu connaissance de dépouillements illégaux, a fait intervenir le Parquet. Sont concernés quatre districts carinthiens − Villach-Stadt, Villach-Land, Wolfsberg, Hermagor[25] − ainsi que celui du sud-est de Styrie[26]. Or, en Styrie, les membres FPÖ de la commission ont affirmé qu’on les a empêchés d’accéder au local de dépouillement. Les opérations de dépouillement ont commencé entre 6 et 7 heures du matin, au lieu de 9 heures. Dans ce laps de temps, des enveloppes de bulletins de vote invalidées avaient déjà été détruites, d’autres ouvertes et les bulletins empilés.

Conclusion

En dépit de l’appel au retour à la « normalité  démocratique » du président socialiste et bildergerger Heinz Fischer[27], le climat de surexcitation ne fait que redoubler en Autriche. Le 23 mai, Van der Bellen a en effet annoncé qu’il ne donnerait pas à Strache le mandat de confiance pour former le nouveau gouvernement − autrement dit, il ne le nommera pas à la tête de la chancellerie[28] − au cas où le FPÖ devienne la force la plus importante à l’issue des prochaines législatives, à l’automne 2018. « Le FPÖ joue avec le feu », avertit Van der Bellen, visant là l’euroscepticisme du FPÖ. Si Van der Bellen est intronisé le 8 mai contre la volonté des électeurs, il s’avère dès lors qu’il n’y a plus aucun parti autrichien capable de tenir tête à ceux qui tirent les ficelles en coulisse. Une fois de plus, nous faisons l’expérience que les présidents ne sont pas élus, mais sélectionnés par le pouvoir mondialiste[29].


[2] Lors d’un duel télévisé des deux candidats à la présidence, Norbert Hofer a soutenu qu’Alexandre Van den Bellen était franc-maçon. Celui-ci rétorqua qu’il en était sorti. Impossible, on ne sort de la franc-maçonnerie que les pieds devant, comme Jorg Haider (cf. le livre de Guido Brandt, Logenlüge ? Jorg Haider, où le journaliste d’investigation démontre que Haider a été assassiné par la franc-maçonnerie sur les ordres de l’internationale de la finance, alors qu’il s’apprêtait à révéler un scandale financier) ! Van der Bellen est membre de la Loge d’Innsbruck depuis la moitié des années 1970. Hofer est, lui, chevalier de l’Ordre de Saint-Georges. http://diepresse.com/home/politik/bpwahl/4985797/Praesidentschaft_Van-der-Bellen-ExFreimaurer



[5] Pour s’emparer du pouvoir par la violence et commettre un attentat contre Van der Bellen.



[8] Nos lecteurs germanophones et germanistes trouveront, sur le site Propagandaschau, des analyses sur méthodes de propagande utilisées pour discréditer, diffamer et diaboliser les adversaires du système mondialiste. Ex. sur Norbert Hofer : https://propagandaschau.wordpress.com/2016/05/23/die-propagandamethoden-der-ard-wie-der-weltspiegel-eine-rede-norbert-hofers-verstuemmelte/

[9] N’oublions pas que Strache, invité par le Likoud à Jérusalem le 12 avril 2016, a visité Yad Vashem[9]. Et que Hofer s’est rendu au mont du Temple en 2014. http://www.timesofisrael.com/far-right-austrian-freedom-party-chief-visits-israel/












[21] Voir http://www.medias-presse.info/autriche-une-election-presidentielle-entachee-de-manipulations-et-de-fraudes/54995 Une fois n’est pas coutume, le Spiegel online fournit des graphiques très clairs sur les caractéristiques des électeurs de Hofer et de Bellen : http://www.spiegel.de/politik/ausland/oesterreich-die-waehler-von-norbert-hofer-und-alexander-van-der-bellen-a-1093119.html






[27] En fonction jusqu’au 8 juillet 2016. https://de.wikipedia.org/wiki/Heinz_Fischer



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